Hami et les namuls de Corée
- Bérénice Gits
- 10 sept. 2025
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 6 jours
Pour notre première rencontre, Hami m’accueille dans sa cuisine, au sud-ouest de Séoul, entre jarres de fermentation et plantes séchant au soleil. Très vite, elle me parle de sa quête : collecter les « recettes parlées » de la cuisine coréenne, celles qui se transmettent de bouche à oreille, au fil des gestes et des saisons.
Hami parcourt la Corée pour collecter ce qu’elle appelle des « recettes parlées » : des savoir-faire transmis de génération en génération, sans jamais être écrits. Quelques jours plus tard, à l’aube, je l'accompagne dans les montagnes de Gangwon pour cueillir des namuls, ces légumes sauvages ramassés au fil des saisons. Après des heures de cueillette silencieuse, la journée se conclut dans la cuisine d’une fermière, où les gestes rapides et précis racontent une autre manière de cuisiner — et surtout de transmettre. Ici, la recette importe moins que le lien, la mémoire et le vivant.






















